jeudi, 04 septembre 2008

En passant le gué

Voilà le deuxième tableau terminé cet été. La première partie a été réalisée pendant le concours de Chuzelles (Isère) le 31 mai dernier. J'avais déjà participé au concours l'année précédente. Ayant trouvé l'ambiance très familiale et vraiment symapthique, et sachant que j'avais une acheteuse potentielle du tableau de la chapelle Sainte Maxime peint pendant le concours précédent, je me suis de nouveau inscrit ainsi que mes filles. Ma prévision pour la vente fut vérifiée et très bien. C'est le premier tableau que je vends et cela m'a rendu très triste... Même si je ne l'aimais pas beaucoup j'ai eu l'impression de perdre quelque chose d'affectif.

Thème du concours : peindre un coin de la commune. Début 9 h fin 17h... Format libre... J'ai choisi un format conséquent, pour une telle journée. Comme l'année précédente j'ai choisi un format 10K (55x46)... C'est en fait un peu grand pour une journée. C'est un village peu ancien où hormis la chapelle, on ne trouve guère de site pittoresque. Ayant déjà peint la Chapelle, j'ai voulu peindre une petite rivière ombragée...

Etape 1 : Le plus dur dans la peinture en pleine nature est de définir le cadre et de s'y tenir. Je commence à mon habitude par tracer les grandes lignes au fusain. Je fixe à l'aérosol.

Etape 2 : Avec la peinture fortement diluée à la térébantine, je place les grandes couleurs pour donner une idée. Cette étape va très vite, guère plus de 30 minutes.

Etape 3 : On travaille maintenant plus gras. Il faut donner de la tenue aux troncs d'arbre. Pour l'eau je jaunis à l'ocre, au jaune de cadnium avec de grand passage. J'ai encore des brosses. Pour les feuilles, je travaille en pointillisme. A partir de vert émeraude, de jaune citron, de terre de sienne, de bleu cobalt et de blanc, j'essaie toute les nuances. Mais voilà, par cette belle journée ensoleillée, le soleil tourne, les lumières changent, les ombres aussi. La peinture en pleine air est bien compliqué.

Etape 4: Il faut donner du volume au feuillage. Il faut donc alterner ombre et lumière en joint avec les verts, le noir, le blanc, le jaune. Et ce soleil qui tourne qui nous change tout... Oublions le et concentrons nous sur la toile. Inspirons de cette nature indomptable. Pour l'eau, il est temps d'assombrir un peu les bords et de marquer les reflets des arbres par des traits sombres.

Etape 5: Le souci de peindre à l'huile sur une journée, ce que cela n'a pas le temps de sécher. Et très vite on "patine". Bref il devient dur de revenir sur ce qu'on vient de faire. J'ai continué de travailler l'eau et le feuillage afin de donner de la profondeur. Voilà donc le tableau tel que je l'ai rendu pour le concours. Il n'était certes pas terminé mais l'essentiel me semblait y figurer. La photo n'est pas très bonne. J'avais l'impression que ma rivière commençait déjà à couler... Mais le jury n'a pas été sensible et a préféré des chapelles...

Etape 6: Retour en atelier en juillet... Heureusement j'ai pris plusieurs photos tout au long de la journée. J'en ai donc choisie une dont la lumière me satisfait le mieux. Voilà donc une grande étendue de soleil sur l'eau... J'assombris un peu plus la base des arbres sur l'eau.  Je donne de la profondeur au feuillage en fonçant l'arrière plan (vert émeraude+noir). Dans un même temps il faut souligner ces feuilles qui "accroche" la lumière (blanc, jaune citron et une pointe de vert). Il y a aussi un champ ensoleillé derrière les arbres bordant l'eau. En le soulignant cela donne une meilleure profondeur.

Etape 7: Nous entrons dans les détails. Tout d'abord les arbres. Il faut foncer les troncs. A gauche pour donner de la profondeur je fonce aussi le feuillage. Mais j'éclaircis aussi le feuillage qui s'avance. Pour tout le reste du feuillage, j'éclaicis des strates au jaune très claire afin de donner le "rythme" des branches qui s'avancent. Pour l'eau je détaille de "l'ombre" des feuilles sur la tâche lumineuse. J'assombris encore la base des arbres ainsi que le reflet des arbres dans l'eau à droite.

Etape 8: Voilà c'est fini, j'ai retravaillé encore les feuillages à gauche mais essentiellement la couleur de l'eau au premier plan. Et quelques reflets. On arrêtera là.

jeudi, 21 août 2008

Le pont de la Terrade

J'ai repris cet été les pinceaux. Avant une année professionnelle qui s'annonce chargée, j'avais besoin de dégourdir mes doigts. J'ai commencé par finir deux tableaux. Le premier a été commencé l'été dernier. Le sujet m'avait plu : j'avais pris en photo le pont de la Terrade à Aubusson (Creuse) en hiver. Mais j'ai trouvé la réalisation peu convaincante..Cliquer pour agrandir

Etape 1 : A partir de la photo j'ai redéfini le cadre. J'ai tracé les grandes lignes du dessin au fusain, fixées ensuite à l'aérosol.

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Etape 2 : Comme à mon habitude j'ai placé d'abord toutes les couleurs pour avoir une idées des équilibres : les couleurs sont très diluées à la térébentine.

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Etape 3 : Je travaille d'abord sur les couleurs du toit "trop rouge". Les premières pierres apparaissent sur le pont. Je commence les premiers reflet dans l'eau. Le ciel est un peu plus clair.

Etape 4 :

J'hésite sur la couleur du toit. La facade et les fenêtres commencent à être travaillées plus finement au petit pinceau.
Je
définis mieux les pierres sur le pont à gauche par des glacis ocres. Avec des glacis ocre, terre de sienne, blanc, bleu, la rivière (la Creuse) commence à vivre...

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Etape 5 : Le ciel change encore : il faut que je trouve la bonne luminosité. Un glacis vert-blanc sur le toit pour donner un effet "mousse". Travail du coteau au fond : trouver le volume des rochers et le fouillis des buissons. J'affine les ombres et lumières autour du pont.

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Etape 6 : Le ciel a de nouveau était éclairci. La colline restera un peu flou avec quelques rochers. Des arbres dénudés la surplombent (nous sommes l'hiver). Les lumières et ombres ont été retravaillées sur les maisons et le pont... C'est fini.

 

Ma peinture est trop bavarde volià le terme... Grrr... Trop de détails inutiles, pas assez de grande lignes... Peut-être reprendrais-je ce tableau pour le passer en printemps car le coteau ne me satisfait pas.

samedi, 15 décembre 2007

Orée du jour

Un soir d'hiver en Creuse, en revenant des "Beurds"... Tableau réalisé au cours de l'été 2007

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Etape 1 :  Quelques grandes lignes directrices au fusain, fixées ensuite à l'aérosol.

 

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Etape 2 : Fortement diluées à la térébentines les premières couleurs : bleu, noir, blanc, ocre et divers jaunes.

 

 

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Etape 3 : Avec des grosses brosses, les blancs sont travaillés. Premiers gris en glacis pour un aspect vaporeux.

 

 

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Etape 4 : Plus foncé vers le haut du tableau, le travail se fait dans le gras. Plus de couleurs claires vers l'horizon.

 

 

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Etape 5 : Les derniers volumes des nuages sont retravaillés. On termine par les arbres.